Anatomie de l’amant de ma femme – Raphaël Rupert…

Le prix de Flore 2018 a couronné une autofiction cocasse, le journal désopilant d’un mari trompé qui s’essaye à la création littéraire. En manque d’inspiration face à son héro nazi et pétomane, il feuillette le journal intime de sa femme et y découvre son adultère avec Léon visiblement mieux loti que lui. Jaloux, il met de côté son œuvre littéraire qui n’a visiblement aucune chance de succès pour tergiverser sur la création littéraire et la sexualité.

Un roman drôle, bien timbré qui bouscule et étonne. Une (subtile ?) réflexion sur la création littéraire et les zones d’ombres de la sexualité où le narrateur n’hésite pas à appeler un chat, un chat. L’écriture est entrainante, le roman drôle et j’ai beaucoup aimé les transgressions du narrateur sur des références littéraires.

Un roman culotté et provoquant.

«  La femme adultère massacre le mari cocu, en fait de la chair à pâté. Voilà pourquoi les femmes sont cruelles. Voilà pourquoi cela fait de bons livres, de bonnes histoires. Le trouble désagréable que provoque l’adultère féminin inquiète et ravit au plus haut point les romanciers. Ce sont des histoires que les écrivains aiment écrire et les éditeurs aiment éditer. »

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