L’écliptique – Benjamin Wood …

Un roman assez déroutant.

Le roman se décompose en 3 parties. Pour la première partie nous sommes dans le cottage de Portmantle, lieu isolé du reste du monde ou les artistes, compositeurs, peintres, essayent de retrouver l’inspiration, un paradis pour les auteurs en mal d’inspiration. Knell est une jeune artiste peintre qui après avoir connu un certain succès à Londres a sombré dans la dépression, cette retraite longue durée lui permet de se retrouver et de travailler sur de nouveaux projets artistiques. Elle et d’autres (un architecte, un dramaturge…), McKinney, Pettifer ou encore Quickman, sont les plus anciens locataires du cottage, ils voient semaines après semaines les nouveaux arrivants retrouver l’inspiration et retourner dans le monde réel. Jusqu’au jour où un jeune artiste Fullerton arrive sur l’île. C’est un jeune homme très perturbé, qui va menacer la tranquillité de nos habitants, Knell va s’attacher à lui et tenter de percer le personnage.

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Cette première partie m’a beaucoup intéressé et intriguer, j’aime cet aspect de l’île isolée de l’influence et des critiques du monde, les habitant sont dans un havre de paix, idyllique où rien n’est attendu d’eux, où ils peuvent simplement attendre l’inspiration et passer des jours paisibles.

Pour la seconde partie du roman nous revenons en arrière, aux prémices du talent de Knell (de son vrai nom Elspeth) et à la montée de sa carrière en tant que peintre reconnue puis sa déchéance. On apprend à connaitre plus particulièrement ce personnage torturé par les épreuves de la vie, les critiques, les attentes et espoirs que fondent les autres sur son talent. Et c’est à ce moment du roman que ma lecture déjà lente et devenue vraiment pénible. Les chapitres interminables n’ont eu parfois d’autres intérêts que de nous détailler les projets artistes tous plus que vagues les uns que les autres de Knell, je n’arrivais jamais à me faire une idée, à me représenter son travail malgré les longs développements qui composent le récit.

J’avoue avoir dû lire des spoilers pour comprendre toute l’étendue du roman et sa face cachée, ce qui a rendu ma lecture beaucoup un peu plus agréable et a réveillé ma curiosité et mon intérêt. Sur la seconde partie du roman j’étais un peu déçue de quitter l’ile de Portmantle et de ne pas comprendre la direction que prenait le roman.

Difficile de résumer un tel livre, de par sa complexité, sa lenteur et surtout le détail fournit dans les descriptions des peintures et autres travaux de Knell.

Si le roman a su me séduire pendant la première partie de vie sur l’île, il m’a déçue pendant le 2nd et m’a complétement perdue lors de la 3ème. Le concept est novateur, l’idée originale, recherché, intéressante, très approfondit mais l’auteur va vraiment trop dans le détail. Il passe des paragraphes à nous décrire toutes les techniques de Knell pour préparer sa peinture, récolter des champignons phosphorescents, les découper selon telle ou telle méthode, les faire sécher de telle ou telle façon etc., et même si c’est un contexte intéressant il en devient soporifique assez rapidement.

Alors j’ai aimé ma lecture, elle m’a intrigué, mais ce n’est pas un roman que je garderai longtemps en mémoire et j’ai finalement dû sauter de nombreux passages pour arriver finalement à finir ma lecture et avoir le fin mot de l’histoire qui pour le coup m’a surprise.

Ce livre me fait penser un peu aux romans de Donna Tartt, une intrigue qui promet mais un livre tellement lent qu’il me perd à chaque fois en cours de route !

L-ecliptique

Résumé:

1972, sur l’île de Heybeliada au large d’Istanbul, le refuge de Portmantle accueille des artistes en burn-out. Knell, talentueuse peintre écossaise, y vit depuis une dizaine d’années quand son quotidien est chamboulé par l’arrivée de Fullerton, un nouveau venu instable, qu’elle retrouve bientôt noyé dans sa baignoire. Cet événement l’oblige à considérer d’un oeil différent ce refuge régi par des lois singulières. Elle replongera aussi dans sa jeunesse en Écosse et dans ses années de formation dans le Londres des sixties.
Après le succès du Complexe d’Eden Bellwether, Benjamin Wood s’interroge, dans ce nouveau roman, sur la question de l’intégrité artistique et des conséquences parfois tragiques qu’elle peut engendrer, et sur la fragilité insoupçonnée de la frontière entre réalité et illusion. Doué d’une plume hypnotique qu’il met au service de personnages fascinants, il confirme ici tout son talent pour happer et surprendre le lecteur.

Auteur: Benjamin Wood
Parution: 17 Aout 2017
Editions: Robert Laffon
Genre: Contemporain
Pages: 377

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