Nous Sommes tous des Féministes …

C’est un petit livre d’une cinquantaine de page sur les dangers de la pensée unique et sur la façon dont les stéréotypes appauvrissent et limitent nos idées. Quand on pense à « féminisme » un tas de préjugés nous viennent d’abord à l’esprit. Oui, le terme « féministe » est chargé d’une connotation lourde et négative. Mais dans ce livre l’auteur nous apporte une définition beaucoup moins connoté et beaucoup plus glamour.

Voici quelques idées que j’ai retenues de ce livre qui, un peu sous forme de discours, nous fait nous poser la question de la définition du terme « féminisme » et des idées qu’il soulève.

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Chimamanda Ngozi Adichie

Tout d’abord, les femmes ont tendance à trop se soucier d’être « aimé » par les autres, de tout faire plus pour les autres et l’image qu’elles donnent plutôt que pour elles même.  « On les a élevées en leur donnant à croire que faire plaisir est primordiale. Nous passons un temps fou à apprendre à nos filles à se préoccuper de l’opinion que les garçons ont d’elles. ». Moi-même dans ma vie et je le voit également dans mon entourage, c’est vrai que je suis une personne comme cela, qui fera plus attention au regard des autres et au « qu’en dira-t-on », plutôt qu’au « qu’est-ce que je veux vraiment ? ».

Ensuite, et je l’avais remarqué, quand vous vous rendez dans un kiosque à journaux, comparez la presse féminine et le presse masculine. La presse féminine est uniquement centrée autour des articles people, de mode, de cuisine, d’arts décoratifs, le sport et le régime, remplis de pubs en tout genre et, soyons honnêtes, très peu centré sur l’actualité et le développement intellectuel. Alors que la presse masculine se développe de plus en plus de façon intéressante et intelligente. Cela fait plusieurs années maintenant que je n’achète plus de magazine dans le rayon ‘femmes » mais je me dirige directement vers le rayon « homme » qui ont des magazines beaucoup plus intéressants. « Dans les magazines il a toujours un nombre incroyable d’article sur les conseils, sur ce qu’il faut faire, la façon d’être ou de ne pas être pour attirer les hommes ou leur plaire. »

« Vous imaginez à quel point nous serions plus heureux et plus libres à être nous-même, sans le poids des conventions. »

Une autre idée que l’auteur nous inculque et met en lumière, c’est le fait que nous devons élever nos enfants différemment. « Nous apprenons à nos filles à considérer les autres filles comme des concurrentes, non dans le travail ou pour se réaliser, mais pour susciter l’intérêt des hommes. » Je me reconnais personnellement encore dans cette idée. De même « Quand les garçons ont faim les parents disent à leurs filles d’aller préparer le repas pour leurs frères », personnellement, dans ma famille, j’ai été exactement élevé comme ça, préparer le repas pour mes frères, servir et desservir la table pendant que eux ne faisaient rien. Mes parents m’ont très bien élevé mais c’est vrai qu’avec le recul, ils m’ont élevé différemment que mes frères et cela se fait ressentir dans leurs ménages et dans mon ménage actuel, où l’homme a une place plus importante que la femme et où la femme veut lui faire plaisir. Je suis très heureuse en ménage et très heureuse de faire plaisir à mon homme, en lui faisant à manger, en lui repassant ses chemises car ce désir est mutuel et partagé par lui aussi mais d’autres personnes sont moins bienveillante et peuvent profiter de la situation.

Enfin, l’auteur finit par nous donner sa définition du terme « Féministe » : une personne qui croit à l’égalité sociale, politique et économique des sexes. Elle nous dit que oui quelqu’un de féministe peut être une femme heureuse, aimant les hommes, l’épilation, les talons hauts et le rouge à lèvres, et oui les hommes peuvent également être féministes. Pour moi le féminisme c’est désirer l’égalité entre les hommes et les femmes, une égalité de considération une égalité dans le travail, une égalité des salaires, dans l’éducation.

50 pages riches d’enseignement sur l’éducation, la vie en communauté, les stéréotypes et les considérations qui varient selon les sexes.  En tant que femme on se reconnait forcément dans les situations décrites par l’auteur. Elle prône une éducation pour nos enfants plus juste, paritaire, sans le poids des conventions et de la tradition. Un petit livre à mettre entre toutes les mains.

Dans l’édition Folio 2€, « nous sommes tous des féministes » est suivi d’une petite histoire de vie : les marieuses.  On y suit une jeune femme africaine mariée de force par ses parents à un médecin américain qui va se retrouver dans un mariage sans amour, sans travail et sans perspective de liberté.

Ma Note: 17/20

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Auteur : Chimamanda Ngozi Adichie
Parution : 2015
Mon Edition : Folio 2€
Genre : Essai
Pages : 50 (Suivi d’une petite histoire d’une trentaine de pages)

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