Les Gens Heureux lisent et boivent du Café …

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »

Auteur: Agnès Martin-Lugand
Parution: 2013
Editions: Michel Lafon
Genre: Romance, Contemporain
Pages: 186

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Je viens tout juste de dévorer ce roman et je n’avais qu’une envie, c’était de vous en parler. Dans ce petit livre, 186 pages, Agnès Martin-Lugand nous fait passer d’une émotion à une autre pour notre plus grand plaisir. Le début est assez triste, je me suis toujours demandé comment une personne pouvait se remettre de la mort d’un proche ? Est-ce que c’était possible ? Comment faisaient-ils ? Ni avait-il pas que les personnes les plus fortes qui puissent se relever d’un drame aussi horrible ? Agnès Martin-Lugand m’a répondu à racontant l’histoire de Diane, jeune femme d’une trentaine d’année qui a perdu son mari et sa petite-fille dans un accident de voiture.

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J’ai pleuré, j’ai ri, j’ai compati, on est submergé par la tristesse, puis on retrouve l’espoir ,  j’ai été embaumé d’une couche de douceur et d’amour, ce livre est très beau ! C’est un roman qui nous met du baume au cœur, qui remonte le moral et moi qui ne me sentait pas dans mon assiette en le débutant, je suis sortie revigorée de ma lecture.

Diane a du mal à passer le cap, à faire face à son deuil. Elle vit toujours dans son appartement entourée des jouets de sa fille, se lave avec son shampoing à la fraise, mets les affaires et le parfum de son mari. Diane tenait un café littéraire à Paris et malgré les efforts de Félix, son associé et meilleur ami fêtard, amoureux des hommes et des substances illicites, qui lui propose les soirées les plus déjantées ou les voyages au soleil, Diane reste cloitrée dans son chagrin. Mais un jour elle se prend en main et plaque tout, elle va choisir au hasard sur une carte un village, en Irlande (pays où son mari a toujours voulu l’emmener). Elle va s’enterrer dans une petite bourgade, dans un cottage les pieds dans l’eau, balayé par la pluie incessante et les rares rayons de soleil. A part une supérette et un pub rien à l’horizon, parfait pour Diane qui cherche à se terrer encore plus, mais ce qu’elle n’avait pas prévu c’est que dans des petits villages comme celui-ci, tout le monde se croise sans cesse,  et se connait, impossible de passer inaperçu. Alors lorsque son voisin, un jeune homme imbuvable, dédaigneux et arrogant débarque, Diane ne va faire que le croiser et les deux personnalités ne vont cesser de s’étriper. A travers le petit village de Mulranny, sur les îles  d’Aran, et dans les cafés parisiens, nous allons suivre Diane qui apprend à faire son deuil, à se relever, à retrouver du bonheur dans des choses simples, qui réapprend à vivre et à se débrouiller toute seule.

Ce roman aborde le deuil mais aussi le deuil ressentit par les autres : on y voit les parents de Diane qui ne comprenne pas son comportement, ses emportements. Pour eux le plus important c’est de sauver les apparences, rester de marbre alors que Diane n’a qu’une envie, et on la comprend, c’est de crier, de pleurer, de s’isoler, de faire des choses inattendues. L’auteure dans son roman nous dit que c’est normal de perdre pied, de vivre pleinement son chagrin, d’être triste et révolté, personne ne peut comprendre, à part celui qui le vit, la douleur que cela doit être, alors c’est normal de faire des choses qui n’ont pas de sens, de décider de partir, de tout quitter, d’être égoïste et de ne plus penser qu’à soi.

Dès les premières phrases le roman nous prend par les sentiments, on ressent une profonde tristesse pour Diane et ce sentiment ne tarie pas au fil des pages, l’histoire n’a rien de novateur, il n’y a pas trop de surprises et la suite est plutôt prévisible mais ça fait du bien, c’est quand même un roman feel-good malgré les larmes qu’on peut verser. Je me suis sentie tellement à l’aise dans ce petit cottage irlandais, près du feu, à vivre parmi les irlandais chaleureux et accueillant, j’ai sorti mes bottes et mon ciré pour aller respirer l’air iodé du littoral, j’ai bu des pintes de Guiness brune et comme Diane j’ai fumé beaucoup de cigarettes ! Un très beau roman !

Ma Note : 16/20

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